LAMALIF

DESCRIPTION

Published in Morocco in 1966, Lamalif took its title from two Arabic letters that form the word “la”, meaning “no”. This sly wordplay encapsulated the magazine’s objective. Launched after the defeat of the Moroccan opposition (Union Socialiste des Forces Populaires) by the monarchy, Lamalif was a form of challenge. “The goal in this tragic situation was not to lose hope, to build an alternative,” explained the founders, Zakia Daoud and Mohamed Loghlam.

Throughout its 22 years existence, Lamalif was characterised by its intellectual rigour and radical political stance. Covering social, cultural and economical issues, all from a political perspective it established itself as “a space for reflection and a force of significant challenge.” Its ideological debates amongst journalists, economists, academics, politicians and revolutionaries became global intellectual references and proved seminal in the development of many of Mocrocco’s best thinkers and writers. Its focus on arts and culture was equally influential. Lamalif‘s covers frequently featured work by artists and its writings on film contributed to the rise of Moroccan cinema in the 1970s.

Lamalif was however never exclusionary and it soon established a wide and diverse readership. Ironically it was this success that led to the publications ultimate demise. Its popularity and outspoken stance soon attracted the ire of the authorities and it didn’t take long before Daoud was “regarded as Public Enemy.” After years of threats, censorship and seizures, Lamalif was finally forced to shut down in 1988.

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traduction française par Scarlett Antonio

Publi au Maroc en 1966, Lamalif a pris son nom des deux lettres de l’alphabet arabe qui forment le mot “la”, signifiant “non”. Ce jeu de mots malin résumait l’objectif du magazine. Lancé après la défaite de l’opposition marocaine (Union socialiste des Forces Populaires) par la monarchie, Lamalif était une forme de défit. “Le but dans cette tragique situation n’était pas de perdre espoir, de construire une alternative,” expliquaient les fondateurs, Zakia Daoud et Mohamed Loghlam.

Pendant ces 22 ans d’existence, Lamalif était caractérisé par sa rigueur intellectuelle et sa position politique radicale. Reportant sur les problèmes sociaux, culturels et économiques, d’un point de vue politique, il s’est affermi comme “un espace pour la réflexion et une force de défit considérable.”

Ses débats idéologiques parmi les journalistes, économistes, académiciens, politiciens et révolutionnaires devinrent des références intellectuelles mondiales et ont prouvé être fructueux dans le développement de nombreux écrivains et meilleurs penseurs marocains. Son intérêt sur les arts et la culture était également influents. Les reportages de Lamalif mettaient fréquemment en vedette le travail fait par des artistes et ses articles sur les films ont contribué à l’essor du cinéma marocain dans les années 1970.

Lamalif n’a néanmoins jamais été exclusif et s’est vite établi une place parmi un grand nombre de lecteurs différents. Ironiquement, ce fut ce succès qui mena les publications à leur ultime fin. Sa popularité et sa position de franc-parler attira la colère des autorités et il n’a pas fallu attendre longtemps avant que Daoud soit “considéré comme l’Ennemi Publique.” Après des années de menaces, de censures et saisies, Lamalif fut forcé de fermer définitivement en 1988.

PEOPLE

Jean Gourmelin, Abdellah Laraoui, Paul Pascon, Abdelkebir Khatibi, Abdallah Laroui, Fathallah Oualalou Oualalou, Abdelaali Benamour, Habib El Malki, Khalid Alioua, Bruno Etienne, Mohammed Jibril, Mohammed Tozy, Aboubakr Jamai, Salim Jay, Najib Boudraa

FAMILY TREE

  • Almaghrib(1937)
  • Jeune Afrique (1960)
  • Al Mouharrir(1962)
  • Addoustour(1963)
  • Souffles (1966)
  • Anoual
  • TelQuel (2001), which founder Ahmed Reda Benchemsi initially wanted to call Lamalif in tribute.

RE/SOURCES

  • Lamalif on Wikipedia
  • Zakya Daoud, Les Années Lamalif, Tarik Editions, 2007
  • Laila Lalami, “The Lamalif Years”, February 15, 2007
  • Abdeslam Kadiri, “Portrait. Les mille vies de Zakya Daoud”, TelQuel, 2005.
  • “An interview with Zakia Daoud”, APN, March 9, 2007
  • “Rétrospectivee : Il était une fois la presse”, TelQuel
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